Derniers instants, derniers moments, dernières fois...Interwiew de ces derniers temps...celle qui résume ces derniers cinq mois...

Derniers instants, derniers moments, dernières fois...Interwiew de ces derniers temps...celle qui résume ces derniers cinq mois...
Dernier texte de chanson.
''Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins
Où je te vois dans les rayons comme une offense
Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien
Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes
Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants
Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile
Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant
Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est ton style
Ton style c'est ton cul...''


Léo Ferré, TON STYLE. Grande émotion à la fin du film des Frères Larrieu, Les Derniers Jours du Monde, avec Mathieu Amalric...et ce texte m'est resté dans la tête.

Dernier album.
Une envie de réécouter la pré-adolescence...assez étrange, mais ça fait retomber. Et ça rappelle ce que j'ai pû être à un certain moment de ma vie. LET GO, d'Avril Lavigne...en particulier avec I'm With You. Il y a aussi t.A.T.u...c'est bon ça, et c'est fou ce que ça rappelle comme souvenirs...la période où je prenais mon baladeur, et vous envoyait promener, en rentrant des cours de Théâtre. Me souviens de ''All the thing she said'' transformé pour B. à l'époque.

Dernières grandes rencontres.
Celles que j'ai faîtes aux divers Cafés...c'est fou ce que l'on rencontre comme monde quand on est assis, à regarder, à fumer, à parler toute seule, et à boire son café...
Celles de la fac et de ces 4 jolies et dévergondées demoiselles, mes PU préférés...

Dernière folie.
Celle d'avoir pris quatres valises pour aller emménager chez cLo, à St Cloud.

Dernier péché capital.
De ne pas avoir profité de ces cinq mois de...vacances ? pour repaufiner mon manuscrit, et avancer, bordel de merde.

Dernier CD.
Les musiques composées pour le Mariage de Louis XIV, par LuLLy.

Dernier DVD.
Le Dictateur, de Charlie Chaplin. On s'attend à mieux, mais c'est quand même bon.

Derniers projets.
Acheter de la vaisselle pour St Dom'. Des coussins aussi. En plus y'en a des pas chers chez Eurodif. Mais, ça existe Eurodif à Paris ?? Sinon, Bourrer de Bisous Agathe for l'armoire et le lit, la bourrer de bisous parce que c'est Agathe, bourrer de bisous ClOud-cLoud, parce que c'est ma Roumette.

Dernière colère.
Voir encore que mes valises sont TRèS vite pleines...

Dernier cadeau qu'on m'a fait.
Une belle armoire qu'on trimballe discrètement dans la rue <3

Dernier cadeau que j'ai fait.
Une petite image avec écrit MIAM dessus, et un proverbe anglais : Lorsque la marmite bout, l'amitié fleurit.

Dernière nostalgie.
Hier soir, en faisant les valises. Petit mais long Bad.

Dernière grande émotion.
Cette nuit, prenant des photos avec Daniel Radcliffe. C'est con hein, mais ça suffit pour en être émotionné.

Dernier livre.
Tu mourras ailleurs, de José Emilio Pacheco...j'ai l'impression que je vais voir Mengele toute la journée.

Dernières fringues.
Un pantalon Esprit Noir à 50euros. Oui je sais, c'est dur, et on va encore se foutre de ma tronche.

Dernier rêve.
La hyène+ Daniel Radcliffe en un seul, c'est assez violent. Mais tout cela, c'est mon style....

Dernière pièce de Théâtre.
Les Troyennes, Τρῳάδες, d'Euripide, la semaine dernière, à Thessalonique.
Et Le Bourgeois Gentilhomme, la comédie-ballet, de Molière et Lully, au Théâtre de Chartres.

Dernière satisfaction.
D'avoir une chambre à peu-près bien rangée. Et d'avoir réussi mon gâteau à la banane.

Dernière décéption.
Un peu la Fac...Paris III et son administrativité...pas top-top.

Dernier parfum.
L'odeur des vieux instruments, la cire, dans LuLLy.

Dernier Film au Cinéma.
Neuilly sa mère, avec Agath'.

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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 07:10

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 13:01

Dis...quans reviendras-tu ?

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, voilà combien de temps que tu es reparti. Tu m'as dit: "Cette fois, c'est le dernier voyage, pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage. Au printemps, tu verras, je serai de retour, le printemps, c'est joli pour se parler d'amour...Nous irons voir ensemble les jardins refleuris, et déambulerons dans les rues de Paris...''

Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus...

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 08:18

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 06:35

Peut-être parce que ma vie n'est pas assez étrange en ce moment.

Peut-être parce que ma vie n'est pas assez étrange en ce moment.
Peut-être parce que ma vie est assez étrange en ce moment...ou bien peut-être parce qu'elle ne l'est pas assez. Je suis dans une sorte de cloche sous verre, comme la rose du Petit Prince, que je déteste toujours autant. Je suis assez fade en ce moment. Pas de goût sans mes agréments.

C'est les voir qui me rend bien. C'est voir les filles qui me manquent à chaque instant. C'est de vouloir apercevoir leurs sourires à tous les coins de rue. C'est de me rendre compte que jamais rien ne finit, et que tout reste, et que tout restera. C'est tellement étrange d'en être au début et à la fois à la fin. Into the story. On ne sait pas ce qu'il adviendra. Elles sont là, au coin de Marceau, à fumer une clope en éclatant de rire. Ce rire qui vaut tout l'or du monde. Le regard qu'on a ensemble sur les choses, les dix petites paires de yeux que l'on a, qui ont toutes des directions si différentes, si opposées qu'on en louche, grave. Mais c'est justement ça, l'amitié. C'est justement la différence qui devient si belle. C'est le fait de voir que même si elles n'ont pas toutes le même niveau en cuisine, mais que la cuisine leur appartient. A.C.C.V et on peut rajouter M-C. On se comprend.

Un café, ou non même pas, juste de quoi se poser et écouter la voix de l'autre, ou des autres, et on est aux anges. C'est justement ça, le fait d'être ensemble. Pas besoin de plus, pas besoin de trop. Juste nous, juste ce qu'on est. Juste ce qu'on peut apporter aux autres, juste ce qu'on est avec les autres, que l'on soit en train de dire une connerie toutes les deux secondes, ou le fait de pouvoir discuter sérieusement pendant des heures. Le fait de hurler un SHABBAT SHALOM en en pleine rue ou de porter un toast en plein milieu du repas pour fêter le Nouvel an Juif. S'appeler ou se bipper à pas d'heure. Ca, c'est bon. C'est tellement buen, pardon.

Savoir que même si je ne les aies pas appelées ce samedi soir, à trois heures du matin, sur ce pont, je savais que je pouvais compter sur elles.


Je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi. Je ne pense pas pouvoir le deviner. J'ai peur comme quand on est petit et qu'on hurle en pleine nuit. Je ne veux pas partir. Je veux partir. Malkovitch dit que le comédien doit être ainsi. Toujours tiraillé entre deux extrèmes. ''Je le suis dès le berceau''...comme auraient dit les Trivelin de ce monde. Le cul entre deux chaises, je rêve et je divague, mais la pluie m'empêche de pleurer, on le fait déjà à ma place. Je ne suis utile à rien. Ah si, à payer. Je ne suis qu'une machine, un distributeur de billets, de clopes, de capotes. Je suis fatiguée là, comme j'ai l'impression de n'avoir jamais été ainsi. Il me faut du travail. Some WORK to do...something, je ne sais pas moi. Devenir utile à quelque chose. Au moins, ne pas seulement descendre les poubelles. Bon, je conduis, je devrais être contente de moi, mais bon, c'est quand même une étape, mais c'est la merde quand même.

On se demande trop de choses, en ce moment, ma tête et moi. C'est à en devenir un peu fou. Un peu, trop, pas assez. La bonne mesure. Boire beaucoup d'eau, se brosser les cheveux, les dents, les mains, mettre de la crème au Karité, penser à fermer la fenêtre, regarder le miroir, se rendre compte que je suis toute nue, et qu'il est trois heures du matin. Je suis folle...mais où est-ce que j'ai foutu mon pyjama ? N'importe quoi, je me suis débarassé de mon T-shirt des J-O dans les chiottes. C'est la fête, totale.

C'est étrange...les gens ne répondent pas, ou ne répondent plus. J'ai l'impression que certains ne veulent plus tenir ma main. Ils se sont lassés. Ils sont fatigués de voir ma petite tronche. Ma petite tronche de moi, celle qui est arrogante, vous fait rire dans la rue avec ses yeux pleins de musiques et d'images. Elle vous fait peur, ma petite tête. A moi aussi. Les gens ne veulent plus répondre. On se demande bien pourquoi. Je comprends beaucoup de choses, mais j'en perd la moitié. Si tu crois, que je peux comprendre, alors que seul en face de moi, règne le Silence.

J'en suffoque.

Je n'en n'avais pas la force, je ne l'ai pas beaucoup retrouvée depuis ces quelques jours. Il va me falloir du temps encore, pour retrouver un peu de ce que j'ai laissé traîner en cours de route, que j'ai laissé quelque part, en jettant un coup d'oeil aux étoiles. '' Il s'est passé tellement de choses depuis 14 ans...'' dit Céline. Oui, il s'en passe, des choses. En un an...le plein de choses. La voiture est à sec....on reprend la route sur la charrette, ''Nous reprendrons la route, seuls''. Tant pis. J'ai râté le coche. J'ai fait du mal à d'autres. J'ai râté des petites mains qui se tendaient vers moi. J'ai refusé de comprendre ce que cela voulait vraiment dire. J'ai vu d'autres messages, et j'étais bien aveugle, de ne pas voir ce qui pouvait être mieux pour ma tête. Ma petite tête.

On s'est juste habitués à ne plus respirer.

Je pense à mes petites soeurs, que je perds un peu de vue. Je pense au fait que je doive bientôt partir de la maison, et faire certains bilans. Je pense au fait de devoir être maintenant à la hauteur de mes actes, et de vraiment tout assumer. C'est dur, d'être une jeune adulte. Non, allez, entre les deux. Adulescente, dixit Aldebert. Je pense que tout ça est bien drôle. = ) Traîner dans le métro, et rire parce qu'une affiche de Placebo skouatte entre une autre de la Comédie Française, et une pub de Kaporal. C'est tout nous, ça.

Je pense aussi à des milliards d'autres choses. Ce qui m'insupporte le plus, c'est toutes les interrogations qui se promènent dans ma tête en ce moment. Ai-je fais...le bon choix ? N'ai-je pas court-circuité ma vie, en prenant cette décision, en ayant ce geste là, en déchirant une à une les pages de mon manuscrit ? Comment prendre le bon métro, si la ligne n'est pas le bonne ? Comment s'arrêter au bon endroit, si l'on ne connaît pas la saveur de la rue qui est au-dessus ? Comment se perdre dans les rues magnifiquement quotidiennes de Chartres, si on les connaît par coeur, si l'on en vomi chaque couleur ? C'est drôle, tout ça...ça répercute des toc toc toc dans la tête et ça fait plic plic ploc.

Mais, voilà, tout ça, c'est moi, et je ne changerais pas de sitôt.

Elle sort, un rire atroce résonne contre l'écran de l'ordinateur.
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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 11:47

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 06:18

Les yeux au ciel.

Les yeux au ciel.
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds
En sang et en eau
En sang et en eau






Alex_Baupain_Les_yeux_au_ciel_par_Louis_Garrel_in_Les_chansons_d'_amour.

# Posté le samedi 15 août 2009 09:36

La routine

La routine
''Je suis de nouveau pris par la routine, même si je ne crois pas que ce soit la routine au sens habituel. Chaque jour apporte quelque chose de nouveau, chaque matin le jour nouveau a un autre visage et la nuit, quand on fait brièvement le point dans sa tête, on comprend qu'on a acquis encore une nouvelle expérience, absorbé une nouvelle image, rencontré de nouvelles créatures- oui et par dessus tout la nature, qui fait de nous des gens plus mûrs. ''

Hans Scholl,
8 Novembre 1938.


Et voilà. Les jours passent, les semaines se font étranges, les rayons du soleil frappent la peau encore délicate. C'est la fin. Voilà. Trois ans de lycée qui se terminent dans une espèce de flop mou, un peu comme fait un ballon plein de peinture dans Art Attac lorsqu'il s'écrase sur le sol blanc. C'est...étrange. Parce que la sensation ne fait pas penser à une douleur. Mes profs me manqueront plus que mes certains de mes camarades. Je ne sais pas. C'est un mystère. Bien sûr, tout n'est pas à jetter. Bien sûr, j'ai passé de bons moments. Je sais. C'est juste un petit peu étrange que les choses se terminent ainsi. C'est comme si les cerveaux et les regards avaient déjà déviés vers l'extérieur. C'est fini, le lycée. Dans quelques jours, on aura les résultats du bac. Ces putains de résultats qu'on attend toute une vie. 14 ans de scolarité... C'est bin long....

Je ne sais pas. Je n'ai pas l'impression qu'une page se termine...je ne sais pas trop comment expliquer. C'est comme si je m'étais retrouvée seule depuis trois ans. Je ne sais pas. Je suis...sectaire. C'est bien ce qu'on me reproche...non ? Je n'aime pas les autres. Leurs cafouillages. J'au du mal. Du mâle ? Non. Solitaire, c'est peut-être cela. Je n'ai pas besoin de grand chose. Mes rêves. C'est tout, pour le moment.
Je ne sais pas. C'est comme si j'avais été seule devant ma feuille depuis trop longtemps. Le loup solitaire mord ses semblables. C'est peut-être cela. Je suis fatiguée des autres.


Brûlons. Je ne sais pas. Je suis perdue au milieu de ces gens que je connais trop et par coeur. Je ne ris pas. Ma clope accroché au bec. Ma voix qui tremble. Mes yeux noirs de rage qui ne désire que les tuer. Tous les tuer. Que je ne les emporte pas avec moi. Qu'ils soient loin, loin de moi. Ma misanthropie que j'aime tant. C'est tellement bon d'être folle. Ma musique, mes textes, mes lumières imaginaires dans la tête et dans la rue. C'est tellement bon de voir combien je suis folle de bonheur. Je sais que je suis toute seule.
Et c'est ça.
C'est ça qui est bon.

Je n'ai pas peur. Non justement je n'ai pas peur. J'ai peur pour les personnages de papiers qui pourraient disparaître. J'ai peur que cette envie de faire quelque chose de mes mains, de créer quelque chose de mes mains ne disparaissent. Je ne veux pas. Les résultats ne me font pas peur. C'est comme si j'avais travaillé dans une salle toute seule depuis des années. Les ermites peuvent-elles être des femmes. Personne ne va me le reprocher. L'artiste vit seul, même si cela est violent. J'imagine mes cris, mes gestes, mes phrases.
Je vois très bien.
Et cela me plaît.

C'est tout.
Pour le moment.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:49

Modifié le samedi 15 août 2009 08:35